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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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tenir la concurrence, pour les sucres sur les marchés étrangers,il est d’une nécessité absolue d’abolir ces restrictions sur les pro-visions, les bois de charpente, etc., ou de les compenser encontinuant à imposer à la nation anglaise des droits élevés surles sucres étrangers. Notre système actuel est le comble del'absurde. D’abord on élève le prix du sucre, en imposant lamain-d’œuvre aux colonies; puis on .atténue les conséquencesde cet impôt, en accordant une prime à l’exportation des sucreset .en frappant de droits protecteurs le sucre des Indes-Orientaleset les sucres étrangers; c’est-à-dire, qu’on fait payer au publicanglais un surcroît dans le prix du sucre, pour rembourser auxplanteurs des Indes-Occidentales, les droits prélevés sur lesprovisions et les bois de charpente qu’ils consomment,

Le droit de 1. 8, 8 s., par quintal, sur le sucre raffiné importéen Angleterre, équivaut à une prohibition de raffiner aux co-lonies pour les marchés britanniques; et la prime sur le sucreraffiné exporté du Royaume Uni, empêche qu’on ne raffine auxcolonies pour les marchés étrangers. Si l’on écartait ces entraves,le raffinage des sucres dans les colonies pourrait prendre undéveloppement très-profitable ; car celle opération reviendrait àun tiers de moins qu’elle ne coûte en Angleterre. Cette circons-tance jointe à la diminution du frêt pour le transport du sucreraffiné, permettrait de réduire le prix de cet article de manièreà en augmenter la consommation en Angleterre, et à lui assurerun débouché à l’étranger. M. Bryan Edwards dit que la prospéritédes anciennes colonies françaises, doit être surtout attribuée àla faculté d’exercer le raffinage des sucres.

Afin d’étendre les débouchés des diverses productions des colonies, et pour procurer en même teins un avantage positif aupublic, ét spécialement à la marine de transport, on devraitadmettre dans le Royaume Uni, libres de tout droit, tous lesarticles de production ou de fabrication coloniale,à l’exception dusucre, du rhum et du café, de la même manière que les pro_duits de l’Irlande sont admis dans la Grande-Bretagne. Commeune partie des productions des Indes-Occidentales se composentdes matières premières de diverses industries et manufactures,