CHAPITRE XYL
IRLANDE.
Nous avons déjà mentionné les principales réductions qu’onpeut effectuer en Irlande. L’Irlande qui jusqu’à ce jour a étépour l’Angleterre une source d’embarras si multipliés, de-viendra maintenant, si ses affaires ne sont pas par trop maladministrées, la source d’importants avantages financiers. L’in-dustrie et l’accumulation des richesses doivent avoir trouvé degraves obstacles dans les troubles continuels qui régnaient danstoutes les parties de ce pays, avant que la question catholiquefût décidée. M. Malthus observe avec une grande force, etdans des termes qui rendent son observation particulièrementapplicable à l’Irlande, que « parmi les premières et les plusimportantes causes qui influent sur la richesse des nations,doivent être rangées les causes politiques et morales. La sécu-rité de la propriété, sans un certain degré de laquelle l’indus-trie individuelle sera sans encouragemeut, dépend principale-ment de la constitution politique du pays, de l’excellence deses lois, et de la manière dont elles sont administrées ; et leshabitudes qui sont les plus favorables aux travaux réguliers età la rectitude générale du caractère, et qui sont conséquem-ment les plus favorables à la'production et à la conservation dela richesse, dépendent principalement des ‘mêmes causes,combinées avec l’instruction morale et religieuse (i). » Mais laloi qui privait plusieurs millions de Catholiques irlandais de leurs
(1) Principes d’économie politique.