ment d’admirables élémens de milice nationale; et, en effet;nous les voyons organisés dans l’intérieur de l’île en milice àcheval, appelée Monteneros, et dans les villes, ils forment deconcert avec les hommes de couleur, des régimens de miliced’infanterie. » Humbold mentionne un fait remarquable, rela-tivement à la quantité extraordinaire de marchandises étrangè-res consommées dans l’île, qu’il détermine par l’excédant desquantités importées sur les quantités réexpoi’tées. L’accroisse-ment de l’agriculture et du commerce a produit une augmen-tation correspondante dans le produit de l’impôt, que M. Hum-bolt estime à i million sterlings.
« Nous savons, » ajouta-t-il, « qu’après avoir pourvu à tou-tes les dépenses tant ordinaires qu’extraordinaires, y comprisle maintien d’une force militaire et navale très-considérable,qui a été créée successivement depuis 1810, il y a eu encoreun large excédant, applicable à des objets d’intérêt local, ouaux vues plus générales de l’Espagne (i). »
Il résulte de ces faits la preuve fondée sur l’expérience, de labonté des raisons sur lesquelles est appuyée la réforme colo-niale que nous avons proposée dans ce chapitre.
( 1 ) Revue trimestrielle étrangère , vol. III, page 4oo.