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action, se multiplieront rapidement (i). Comme les marchésde l’Angleterre sont ouverts à tous les produits de l’Irlande,comme en même tems les frais de production sont peu élevésen Irlande , le taux des bénéfices doit être considérable, et siles habitudes de la population s’améliorent, l’accumulation dela richesse s’effectuera dans une rapide progression.
Tous les droits, toutes les restrictions commerciales, tous lesréglemens vexatoires des douanes qui longtems encore aprèsl’union, continuèrent à entraver les communications entrel’Angleterre et l’Irlande, ayant été abolies, rien ne s’oppose plusà ce que la solution de la question catholique soit rendue aussiavantageuse à la prospérité de l’Irlande, que peuvent le désirerses plus zélés défenseurs (2).
( 1) Bien que l’émancipation catholique n’ait pas encore produit tousles résultats salutaires que s’en étaient promis ses défenseurs , ce n’estpas à dire que leurs espérances fussent mal fondées ; c’est tout au plusune preuve d’une bien mauvaise administration de la part du gouverne-ment exécutif. Depuis que le bill d’émancipation est converti en loi , iln’est presque pas uu seul des actes de ce gouvernement qui ne soit unedémonstration évidente du dommage infligé à la nation par cette persé-vérance opiniâtre dans la politique qui consiste a remettre le gouverne-ment de l’Irlande aux mains d’individus qui prennent pour la premièrefois connaissance de l’état et des circonstances du pays, lorsqu’ils sontappelés à le gouverner. Quelque honorables que puissent être les motifsqui les animent, il est presque impossible qu’ils gouvernent le pays sanscommettre de graves erreurs.
(2) En 1821, l’auteur de cet ouvrage fit nue motion dans la Chambredes communes, à l’effet de provoquer la nomination d’un comité d’en-quête des relations commerciales entre la Grande-Bretagne et l’Irlande ;il proposa l’adoption des mesures suivantes : 1' l’abolition des droits pro-tecteurs de l’union ; 2 0 l’abolition des droits de compensation ; 3" l’éta-blissement du commerce entre les deux pays , sur le pied de commercecôtier; 4 ° l a réduction des frais de port; 5 ° l’assimilation du numérairede l’Irlande à celui de la Grande-Bretagne ( Voyez les Débats parlemen-taires de Ilansard, vol. V, page 45 g ). Le Comité d’enquête fut nomméà l’effet de s’occuper de ces mesures, et sur son rapport, elles ont toutesété adoptées. C’est une chose digne de remarque , que l’immense avan-
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