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On verra par les documens que contient l’appendice de cetouvrage, qu'on ne peut révoquer en doute les progrès que l’Ir-lande a faits depuis l’union, dans l’agriculture, les manufactureset le commerce (1).
Cependant il peut s’écouler bien du tems encore avant quela condition de la classe ouvrière, reçoive une amélioration no-table, bien qu’une grande augmentation puisse avoir lieu dansles capitaux et la main-d’œuvre. Ce que le révérend M. Howlett
tage que ces mesures procurèrent à l'Irlande, en lui conférant lebénéfice complet des marchés anglais , n’est jamais indiqué dans lesdiscours et dans les écrits de ceux qui se sont mis en tête des défenseursdes iutérêts de l’Irlande. Cette circonstance doit être attribuée peut-êtreà un oubli de leur part, résultant de ce qu’ils n’ont pas étudié assezmûrement les causes qui contribuent à accroître le bien-être individuelet la richesse générale des nations. Mais comme les discussions d’économiepolitique paraissent avoir remplacé , en Irlande, les discussions sur laquestion catholique, il est px-obable que ce défaut d’instruction compé-tente., ne sera pas de longue durée. Les discours prononcés dans lesassemblées publiques, les pamphlets, les journaux, sont remplis parla discussion des diverses matières qui appartiennent à la science del’économie politique. On y traite de l’emploi de la main-d’œuvre, dessalaires, de la population , de l’accumulation des capitaux, des profits,des demandes et des livraisons, de la production, de la consommationdes articles de luxe, et de tous les sujets qni se rattachent au perfection-nement de l’agriculture, des manufactures et du commerce. L’effet dece changement dans les habitudes de la portion éclairée de la sociétéirlandaise, est déjà visible dans les dépositions des témoins de l’Irlande,devant le comité chargé, pendant la dernière session, de l’examendes lois sur les pauvres. Ces dépositions sont très-supérieures à toutescelles qui ont été faites par la même classe d’individus devant lescomités antérieurs; elles sont pour‘la plupart strictement conformesaux principes des auteurs les plus estimés qui ont écrit sur l’économiepolitique. On ne peut donc douter que l’énergie et l’iiabileté naturelleavec lesquelles les sujets en question continuent à être discutés, n’a-mènent en Irlande une étude sérieuse de la science économique et neconduisent à la fin à son application générale à toutes les matièresrelatives à la politique intérieure de ce pays.
(i) Voir l’Appendice , n. VI.