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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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dit de la classe laborieuse d’Angleterre, dans sa brochure sur leslois sur les pauvres, publiée en 1788, semble applicable à l’étatactuel de cette classe en Irlande. Il représente les ouvriersanglais, souffrant beaucoup dans le dernier siècle, parce que lessalaires ne se maintenaient pas au niveau du prix des subsis-tances; il observe que le pays faisait des progrès, mais que lapopulation s’accroissait dans une proportion plus rapide queles demandes de main-d’œuvre. Il ajoute : «s Les demandes demain-d’œuvre peuvent être permanentes et s’accroître dansune grande proportion, et cependant il peut se faire que parl’accroissement de la population, et la simplification du travail,le prix delà main-d’œuvre 11e s’élève que lentement, ou mômereste tout-à-fait stationnaire.C’est, en grande partie, ce qui nousest arrivé. Notre population a tellement augmenté, que le prixde la main-d’œuvre ne s’est élevé que de peu, attendu qu’ily avaitabondance de bras, et que le maître n’avait en quelque sortequ’à choisir. »

Lerevenunetpayémaintenantparl’Irlandeest del. 5,700,000 ;mais il'faut y ajouter 1 . 3 oo,ooode droits acquittés en Angleterre,pour marchandises étrangères importées de là en Irlande, cequi élève le total du revenu de ce dernier pays à environ1 . /j,000,000. En évaluant la population de l’Irlande à 8,000,000,la somme payée par chaque individu, sera dé 10 schellings. Lerevenu payé dans la Grande -Bretagne, est à raison de 60 schellingspar tête. En supposant que les progrès faits par l’Irlande,augmentent sa richesse de manière à ce que son revenu établisur les impôts qui existent aujourd’hui, s’élève pour chaqueindividu au tiers de la somme payée par chaque habitant de laGrande-Bretagne, il en résultera que l’Irlande apportera auTrésor commun du Royaume Uni une somme double de cellequ’elle y apporte aujourd’hui.