CHAPITRE XVIII.
SOOVEAIX IMPÔTS.
Bien que nous n’ayons proposé aucune réduction de dépense,sans l’appuyer de raisons plus ou moins fortes , cependantcomme il faudrait qu’il s’écoulât quelque tems, avant que ces ré-ductions pussent produire leurs effets, il ne conviendrait pas des’en reposer sur elles seules, du soin de combler le déficit qu’a-mènerait dans les recettes du Trésor l’abolition de certainsimpôts. Il est un principe qui doit présider à toute réductiond’impôts et de dépenses , c’est qu’avant tout, le service duTrésor soit assuré; il est donc à désirer que toutes les fois qu’onadopte une mesure pour réduire les impôts daus une propor-tion étendue, non-seulement cette mesure soit accompagnéed’autres mesures ayant pour objet la réduction des dépenses,mais encore qu’il soit établi concurremment de nouveaux im-pôts qui assurent au Trésor des rentrées suffisantes pour faireface à tous les services publics.
Quant au choix d’un impôt dont le produit puisse être assezconsidérable, pour permettre une importante réduction dansd’autres impôts, l’opinion publique paraît unanime. Les hom-mes qui professent les doctrines les plus opposées, au sujetde nos embarras financiers, commerciaux et agricoles , ontfait entrer une taxe des revenus, dans le nombre des moyensqu’ils ont présentés. Cet impôt, en le fixant à 1 et demi ou 2 pour100, donnerait probablement un produit annuel de 1. 3 ,000,000.Car, bien qu’en 1814, 10 pour 100 n’aient pas produit tout-à-fait 1. 14,000,000, il est juste d’observer que les progrès qu’afaits , depuis cette époque , la richesse nationale, dans le