- 234 -
Si à cette réforme de l’impôt on ajoutait la suppression detous les monopoles et protections, toutes les classes de la sociétése verraient notablement soulagées dans leurs sacrifices pécu-niaires poursubvenir aux charges de l’État. Le public se trouve-rait payer en moins, pour les impôts et les prix protecteurs , unesomme annuelle d’au moins vingt millions sterling ; les prix detous les articles seraient considérablement réduits ; les frais deproduction des objets de fabrications seraient de beaucoup di-minués ; les profits des capitaux seraient augmentés ; une plusgrande extension serait donnée à l’emploi des capitaux et de lamain-d’œuvre ; les intérêts de l’agriculture, des manufactureset du commerce étranger seraient fortifiés et favorisés ; la forceproductive de la richesse nationale recevrait de nouveaux ac-croissemens ; et, si la paix continuait, les sources de l’impôt aug-menteraient dans une telle proportion , qu’il y aurait dès lorspossibilité d’entreprendre de nouvelles guerres , sans ajouter àla dette, et seulement par des impôts sur les revenus. C’est ainsiqu’on serait parvenu à se délivrer de toutes les difficultés finan-cières.