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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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Ce que nous avons dit sur les moyens de combler le déficitqu’occasioneraitla réduction des impôts, moyens consistant i°dans l’augmentation de la consommation, 2 ° dans la réductiondes dépenses , 3° dans un impôt sur les revenus , prouve claire-ment la possibilité d’effectuer dans les impôts une grande partiedes réformes que nous avons proposées. Si ou met un impôt surles revenus, si, en même terns, le gouvernement effectue dansles dépenses les économies qu’il peut effectuer sans difficulté, onpourra commencer, la première année, par réduire les impôtsde plusieurs millions sterlings; si on persévère avec énergie et vi-gueur , dans le système d’économie , on pourra dans chacunedes années suivantes réduire un ou deux millions sterlings d’im-pôts, jusqu’à ce que la réforme entière soit mise à exécution (î).

( i ) On voit dans l’extrait suivant de l'ouvrage de M. Humphrey , qu’ily a encore d’autres impôts qu’on pourrait établir. « Nous avons vu queles droits de timbre, mis sur les biens fonciers et mobiliers , quoiqu’à-peu-près d’une élévation égale, atteignent, dans cette matière, destransactions tout-à-fait différentes. C’est ainsi que les terres ne sont frap-pées d’aucun droit dans les cas suivants : i° les douaires; 2° les legs;3 ° les successions par intestat, bien que, dans tous ces cas, les propriétésmobilières soient chargées d une somme de près de 1 . 2,000,000. D’autrepart, la vente des biens mobiliers, notamment des fonds publics et desactions de la compagnie des Indes , ne payent aucun droit, tandis quepour les terres , ce chapitre seul, indépendamment des hypothèques,s’élève à environ 1 , 1,800,000. Que toutes ccs classes de propriétésmobilières et immobilières payent les droits de timbre dont chacuned’elles est exempte, mais que les autres supportent, et on obtiendradans les recettes une augmentation d’environ 1 . 3 , 5 oo,ooo, dont laperception ne coûtera presque rien, parce que les moyens en sont toutorganisés. Ajoutez que ces droits, ou seront compris dans la transaction,comme dans les ventes , ou seront acquittés avec empressement, commedans les successions. »

M. Humphrey ajoute que le tarif des droits sur les ventes de terreset sur les hypothèques, demande à être fixé d’une manière plus équi"table ; que les droits sur les vérifications de testamens et sur les lesta-mens eux-mêmes, devraient être gradués à raison de tant pour cent,et que les legs faits aux communautés, devraient être soumis aux droitsordinaires mis sur les successions.— Pages 12 et i 3 .