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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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brièvement dans quelle proportion est le dommage qu’a produitla dette.

Quand les capitaux des particuliers arrivent au gouvernement,sous la forme d’emprunts , ils sont immédiatement employés àl’achat de fournitures, de provisions, ainsi qu’à l’acquisition desinstrumens et du matériel de la guerre , c’est-à-dire à l’achatd’articles périssables ; en sorte qu’au bout d’un an , ou môme aubout de quelques mois, « de capitaux qu’ils étaient, ils se trans-forment en revenus; ils se dissipent et se dépensent, sans aucunespoir de reproduction à venir (i) i.

Si les capitaux qui, à diverses époques, ont passé en emprunts,n’avaient pas été employés de cette manière, ils existeraient en-core ; ils auraient servi à conduire quelque industrie ou quelquecommerce, avec le taux ordinaire de bénéfice; en sorte que ,chaque année, ils se seraient accrus. Ainsi non-seulement ladette a diminué la richesse nationale de tout le montant du ca-pital qui la constitue, mais aussi de tout le montant de l’accu-mulation des nouveaux capitaux qu’aurait amenée l’emploi pro-ductif du capital primitif.

C’est là le grand mal causé par le système des rentes sur l’JÉlat;et si le pays n’avait pas redoublé d’efforts et d’énergie pour rem-placer par l’accumulation de nouveaux capitaux, le montanténorme de ceux qui ont été ainsi éteints, le résultat pour la na-tion aurait été la pauvreté et la ruine (2).

Il faut remarquer encore une autre circonstance résultant dela dette, c’est l’impôt qui devient indispensable pour en payerl’intérêt

M. Ricardo, dans son ouvrage sur les principes de l’économiepolitique, parlant de l’utilité de maintenir, sous ce rapport, lecrédit et la foi nationale, s’exprime ainsi :

(1) Richesse des nations, vol. IV, page 3 o, édition de M. M c Cullo'ch.(s) • Le redoublement d’efforts et d’économie que les impôts ontproduit pendant la guerre , rend extrêmement douteuse la questionde savoir si, dans le cas où la paix eût été maintenue de 1789 jusqu’àce jour, le capital national serait beaucoup plus grand qu’il n’est. »(Richesse des nations, volume II, page 180. ) (Note de l’éditeur.)