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à cent ans esta 4 pour 100, calculée à raison du produit de a4années et'demie. Il n’y a donc pour le prix réel qu’une différenced’une demie année de produit entre une rente à cent ans, et unerente perpétuelle. Eir supposant donc que l’État pût emprunterà 4pour îoo sur l’émission de rentes perpétuelles, il ne devralui coûter que i schelling 4 pences pour îoo de plus pouremprunter sur l’émission de rentes à cent ans. Mais en sup-posant même qu’il dût payer, un quart ou un demi pour îoo deplus, l’addition annuelle de charges qui en résulterait, serait àpeine sentie, et serait abondamment compensée par l’avantagede voir la dette s’éteindre à une époque donnée (î). »
Si tous les emprunts effectués depuis le commencement dela guerre de 1739, l’avaient été en rentes à quatre-vingt-dix-neufans, dans huit ans, elles commenceraient à s’éteindre, et dansquatre-vingt-quatre ans, toutes les-dettes contractées jusqu’en181 5 inclusivement, seraient éteintes Nous n’avons pas besoind’en dire d’avantage pour prouver, l’avantage qu’il y aurait àemprunter en rentes à terme.
On fait à ce mode - d’emprunt les mêmes objections qu’auxemprunts au capital réel ; on prétend toujours que le publicn’aime à prêter son argent que sur des rentes à intérêtpeu élevé.Nous avons prouvé que cette objection était sans fondement ;et il est bien certain que, si le gouvernement voulait emprunteren rentes à terme, il éprouverait sans doute quelque difficulté àdéjouer les intrigues des anciens contracteurs qui ne manque-raient pas de se ligueur contre lui ; mais il réussirait définitive-ment en appelant le public à souscrire pour l’emprunt, enoffrant un intérêt raisonnable, et surtout en ne se décourageantpas de l’insuccès d’une première tentative.
Pour démontrer la justesse de ces observations, il suffira derappeler les résultats obtenus par la loi de 1829, à l’effet d’au-toriser les commissaires de la caisse d’amortissement à échangerdu numéraire ou des rentes contre des rentes à terme. Du a 3novembre 1839, au 18 décembre i 83 o, les rentes à terme s’é-taient accrues dans la proportion suivante :
(1) Des rentes, par le docteur Price, vol. 1, page 275.