DE SEYMOUR. 7
celles de la pins heureuse innocence. Onprétexta d’abord un voyage à la campagnepour consoler une amie malheureuse; en-suite , réduit à justifier une plus longueabsence, une absence qui devoit être éter-nelle , on fit croire que madame de Sey-mour avoit été forcée de s’embarquer su-bitement pour la Jamaïque , où l’avoientappelée les ordres d’un pere qui desiroitde la voir avant de mourir, et de ne re-mettre qu’entre ses mains l’exécution deses dernieres volontés.
Quel moraliste auroit le courage de blâ-mer un mensonge dont l’intention fut sipure, les suites si bienfaisantes? On mé-nagea d’ailleurs si parfaitement toufes lescirconstances qui pouvoient en couvrirl’artifice, que ce mensonge n’en parut un,du moins aux yeux d’Angélique, qu’aumoment où les forces de sa raison lui per-mirent d’en éomprendre et d’en bénir le
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