PRÉFACE DE LA TROISIÈME ÉDITION.
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l existe en français environ vingt abrégés denotre histoire nationale, et dont les auteurs, àpeu d’exceptions près, appartiennent à la Suisseromande (*). De ces ouvrages, les uns ont com-1 platement vieilli; les autres n’offrent, pour la plupart, que des| compilations plus ou moins heureuses de Muller, et tiennentj peu de compte des explorations et des découvertes accom-! plies ces dernières années et qui ont si profondément modifié| la narration et les points de vue de cet écrivain de génie,
! tant en ce qui concerne l’histoire fédérale en général, que: l’histoire de chaque canton en particulier.
Il résuie de là qu’à côté d’une histoire érudite et progres-sive qui exhume chaque jour de nouveaux faits et jette sur
■ les faits connus de nouvelles et vives lumières, nous avonsune histoire populaire stéréotype qui reproduit uniformé-ment et banalement les mêmes faits et les mêmes points de
■ vue, et assez souvent des faits et des jugements contestés. ou reconnus apocryphes par l’histoire approfondie et scien-tifique.
I (*) Voici les noms des abréviateurs de notre histoire nationale, avec iaj date de leurs publications : Favey, 1801. — Mallet, 1803. — Propiac, 1817.i — Gaudin, trad. de Maurer, 1818. — Manget et Monnard, trad. det Zschokke, 1824—1828. — Phiiarète Chasles, 1825. — Dubochet, 1825. —f Kiclion, trad. do Zimmermann, 1832 et 1850. — Cahier autographié dui jésuite Beilefroid, 1836 et 41. — Golbéry, 1839. — Descombaz, 1845. —: Æby, trad. de Bannwart, 1846. — Veillard, 1846. — Mad. De la Rive,^ 1847. Petitpierre-Wesdehlen, 1849. U faut y joindre quelques ano-J nymes. Tous ces auteurs ont écrit en un volume, sauf Mallet qui en ai quatre et Mad. De la Rive qui en a deux.