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HISTOIRE
mais sans résultats sérieux. Sur ces entrefaites, une ligue,appelée la Sainte-Ligue , s’étant formée contre la France,entre le pape, l'empereur, l’Espagne, l’Angleterre, Venise etles Suisses, une troisième expédition s’accomplit et amena detout autres conséquences. 20,000 Confédérés s’emparèrenten sept semaines de toute la Lombardie, rétabliront sur letrône ducal, Maximilien, (ils du prince trahi à Novnrre, etméritèrent le beau titre de libérateurs de l’Italie et de défen-seurs de la liberté de l’Eglise, que leur accorda avec de ma-gnifiques récompenses le pape Jules II (*).
Toutes les principales villes de la péninsule, Venise, Pavie,Rome et Milan voulurent fêter par des ovations brillantes,les invincibles guerriers des Alpes. Les prédicateurs, du hautdes chaires, les comparent « au peuple de Dieu. » Dans l’en-chantement de la victoire, le duc de Milan abandonne auxSuisses la possession de Bellinzona, Lugano, Loearno et desautres bailliages qui forment aujourd’hui le canton du Tes-sin et la Suisse italienne. Les Grisons obtinrent la restitutionde la Valteline et de Chia venue qu’ils avaient perdu en I353.Schiner ne fut pas oublié. Il devint évêque de Novarre enLombardie et de Cattaro en Sicile.
L’année suivante, les Français joints aux Vénitiens quis’étaient détachés de la Sainte-Ligue, ayant voulu reconqué-rir la Lombardie, les Suisses prirent encore les armes, et lagrande bataille de Novarre, où La-Trémouilie perdit 8,000hommes et les Suisses seulement 1,500, brisa une seconde
abattue, dans la ville avec 12 cavaliers seulement, et mit en fuite la gar-nison française. Ilaimoz, de Fribourg, gravit le premier le rempart dePavie et y arbora le drapeau de la ville. Lors de l’expédition de 1512, lesFribourgeois rapportèrent une belle bannière neuve conquise à Pavie.Glutz-Blozheim, p. 253.
(1) La bulle expédiée à ce sujet et datée de Rome, le 22 juillet, portela remarquable suscription que voici : « A nos chers lils des 12 cantons» de la vieille et grande ligue de la Haute-Allemagne, protecteurs de la» liberté de l’Église et nos alliés. » Les présents du pontife consistaient enune bannière, un chapeau ducal et une épée d’or. Un écrivain français,M. Jubinal, a fait une description intéressante de ces précieux joyaux,conservés à Zurich, le Vorort helvétique. L’épée de Jules II, objet d’artadmirable, a la poignée d’argent et la lame d'acier doré, de plus de cinqpieds, portant le nom du pape. La bannière est ornée de pierres fines etde perles sous lesquelles brillent de riches broderies en soie, en fil d’oret d’argent représentant le couronnement de la Vierge. (Rapport au minis-tre de l’instruction publique, i852. Page 11.)