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HISTOIRE
lui à Zurich. On l’accusait d’être un obstacle aux tentativesde conciliation qui se faisaient jour au sein de la magistrature.
Le 26 juillet, il se présente devant le grand conseil, faitl’apologie de sa conduite et donne sa démission. Effrayé decette retraite, le grand conseil lui envoie une députationcomposée des personnages les plus éminents, et par-vient à le retenir à son poste. Pendant ce temps, les Étatsneutres (Soleure, Appenzell, Glaris et Fribourg) se réunis-saient en diète à Aarau et à Bremgarten pour travailler h unaccommodement. Ils étaient appuyés par les ambassadeursde France, Iïoirigault et Maigret. « Si Zurich se détermineà la guerre, écrivaient ces derniers à Zwingli, il ne se pas-sera pas six mois que cet État s’en repentira ; car elle luisera funeste. II est encore temps; tout dépend de toi et detes partisans. » Mais Zurich et ses alliés persistant à exigerla libre prédication de l’Évangile dans les cinq cantons, oùles réformés comptaient des adhérents qui n’osaient pas semanifester, les chefs catholiques assemblés à Brounnen dé-clarent la guerre à Zurich (9 octobre). Un manifeste d’un la-conisme énergique fit connaître les nombreux griefsdes cinq cantons et les raisons qui les justifiaient devantDieu et devant les hommes de la résolution qu’ils se voyaientobligés de prendre pour donner du pain à leurs enfantset défendre leur religion et leur indépendance en péril.La détermination des catholiques jette l’alarme et l’inquiétudeà Zurich. Au lieu de se préparer à la guerre, cette ville serépand en plaintes contre Zwingli, qu’elle accuse de l’avoirprovoquée. Des bruits de trahison et des présages sinistresviennent accroître le découragement général. Zwingli lui-même, si confiant et si téméraire jusque-là, se laisse alleraux plus sombres pressentiments. Ées ordres et les contre-ordres se succèdent au conseil. Enfin, Lavater, bailli de Ky-bourg et vieil officier de Marignan, fait sonner le tocsin etmarche avec 1,500 hommes. Les catholiques, au nombre de8,000, étaient déjà postés à Cappel (*). En présence d’unennemi si supérieur en nombre, Éavater et les autres chefs
[i) Les chefs catholiques étaient Gilg Rychmouth, Schorno, de Sehwytz •Zelger et Wirz, d’Underwald ; Thoos et Collin, de Zoug ; Golder, Sonnen-berg et Gaspard Goldli, de Lucerne; Trog, Jauch, d’Uri, etc. — L’avoyerIloug, de Lucerne , était commandant en chef.