LI DUS DE BRABANT .
( MANUSCRIT 38g. )
Biaus Gillebers, dites s’il vos agrce,
Respondeis-moi à ceu ke vos demant.
Uns chevaliers ait une dame -amée,
Et je sai bien k’il en est si avantKe de li fait nuit etjor son talent,
C’amors ait si la dame abandonée :
Dites s’amours vait por ceu aloignant.
— Dux de Braibant, jai oreis ma pencée :
Jai li amor n’iroit por ceu faillant ;
Ainsois seroit en loiaul cuer doubléeS’on li faissoitbonteitet biaul samblant.
Se la dame est donnée à son amant,-
Jai n’en seroit de lui fors muelz amée , •
S’en son cuer ait point de bonteit manant.
— lié , Gébbert ! où aveis-vos trovéeCeste raison? trop vos voi non saichant.
On tient plux chier la chose désiréeKe ceu c’om ait à abandonéement.
Ne m’aleis mie de ceu reprenant :
Tant est amors servie et honoréeKe les dames s’en gardent sainnement.
* Cette chanson se trouve dans le manuscrit de la Bibliothèque du Roi, n° 7222, maiselle n’y a que tés trois premières strophes, et pas -d’envoi. J’ai publié cette leçon incom-plète*, page* 46, de ' mon édition de* Ta Complainte'et du Jeu, de Pierre de la Broce(l’aris y- in-&°, Ù 835 , chez Silveslre) ; avec' une -autre du ni ci ne aqte'uf.* Le cl 0 ç de Bxa'bàrtt(Henri III e du notn)-était le père-de Marie,-reine de-France, femme de l’hilippc-le-Hardi,*qui composa-avec le trouvère Adtnez' le roman de Clédmadês'. *"■ '--'*- ■ '*'* "**