Si
la grâce d’assurer de mes très-humbles respects Ma-dame la baronne de Rolle (une Steiguer), et de lui de-mander la grâce de m’aider dans la nécessité où je suisd’amis. Je me trouve en dispute pour la première classeavec un seul compétiteur, qui est M. Mingard. Nous,partirons tous deux pour Berne d’ici à huit jours. Maiscomme je n’ai ni crédit ni connaissance là-bas, je vousconjure de la prier de vous accorder pour moi seulementune lettre de recommandation, afin que cela m’aide àêtre bien écouté dans mes prétentions, qui sont très-bien fondées, étant le premier en rang, en âge et enservice. J’ai eu l’honneur d’être au service de Madame,ayant enseigné le second de ses fils pendant le tempsqu’il demeurait chez M. le professeur Sterki, dans le-quel temps j’eus l’honneur de manger avec elle à Vil-lette, et de recevoir les agréables promesses de sa pro-tection dans l’occasion. Cette occasion est venue, quilui donne le sujet d’exercer sa bienveillance à monégard, et de me procurer une grâce dont je lui témoi-gnerai ma gratitude, et je m’engagerai à lui rendre mespetits services dans l’occasion, et à prier pour sa prospé-rité, pour ceux qui composent son illustre et noblefamille. Je vous demande le secret ; surtout que cela nevienne pas aux oreilles de M. le ministre Fevot, com-père de M. Mingard et de M. Duveluz, le châtelain. »
Nous avons lieu de croire que la recommandation fitson effet.
A Genève, la cérémonie des Promotions se célébraitavec beaucoup de solennité. Voici une formule de con-