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non-éternité des peines, commença l’agitation. Le pas-teur Ferdinand-Olivier Petitpierre, qui exerçait en 1758les fonctions de son ministère dans l’Eglise des Ponts,se mit à enseigner cette doctrine. Son voisin, M. Prince,pasteur de la Sagne, après l’avoir averti plusieurs foisen particulier, se crut obligé de le déférer à la Classedes Pasteurs, qui avait le pouvoir de juger des chosesqui concernent le culte, le dogme et le ministère.
M. Petitpierre, homme simple et convaincu, fut ap-pelé à rendre raison des nouveautés qu’il introduisaitdans les doctrines reçues, et il s’expliqua dans unedéfense écrite, intitulée Apologie de mon ministère, quifut imprimée, et qu’on lut avec empressement.
Néanmoins, sur les vives instances de ses collègues,M. Petitpierre consentit à faire une sorte de rétractationet s’engagea à garder le silence sur la question de l’éter-
range, cantatille.— Lettre sur les couches de l’impératrice reine.— Remarques sur les sépultures. — Le Limonadier dupé, aventuregalante. — Lettre sur les procès qui affligent les habitants des bordsdu lac Léman. — Jésus-Christ, remède universel aux maladies del'âme.— Lettres sur les équivoques de la langue hébraïque.— Dis-sertation sur le rire. — Conjuration d’IIannon contre Carthage. —Coridon et Daphné. — Remède contre la morsure des bêtes enra-gées. — Le Suisse, anecdote. — Le Sauvage à Paris. — Extrait deSpartacus. — Epître sur la mort de M. le pasteur Jean Sarazin. —Pourquoi la prédication de l'Evangile fait-elle aujourd'hui moins deprogrès et de fruit que du temps des Apôtres? — Essai sur le ser-ment. — Ode sur la tolérance. — Histoire d’Amérique, par Ro-bertson. — Essai sur la typométrie. — Dissertation sur la maladiequi attaque les vignobles de Franche-Comté. — Voyage de Sophieen Saxe, etc. etc.
On voit, par cette énumération, que le Mercure Suisse ou le JournalHelvétique n’avait plus guère de suisse et d'helvétique que le nom.