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dale que causèrent les Lettres de Lausanne et celles deNeuchâtel. Il parut immédiatement des réponses et dessatires. Dans les Lettres écrites de Colombier, pourservir de supplément aux Lettres ISeuchâteloises, onfaisait faire à l’auteur une sorte de confession : « Oui, jel’avoue, plaire, briller par l’esprit, voilà ce qui seulpeut m’intéresser. Aucune considération ne m’arrête.
! Les Lettres de Lausanne en sont une preuve. J’ai tou-jours eu de la préférence pour la classe inférieure à labonne compagnie; ce ton commun se présente plus na-turellement à moi que tout autre. Je l’ai même choisie,f cette classe, pour donner une idée de la société de Lau-sanne queje ne connais point et où je n’ai jamais passéplus de vingt-quatre heures. En cela j’ai suivi mon pen-chant, celui de dépriser ce qui n’a point de rapport àmoi, et en général l’espèce humaine, que je vois du hautde l’estrade où je me suis placée. Le cynisme de monesprit brille dans certains épisodes des Lettres de Lau-sanne, comme dans les lettres de la petite couturière deù Neuchâtel, et je crois que l’on peut me remercier d’avoir
I trouvé que ce qui fait qu’on se marie, c’est qu’on est unhomme et une femme, et qu’on se plaît. »
La Lettre écrite de la Cheneau de Bourg ', en ayantl’air de défendre M me de Charrière, l’attaque d’une ma-| nière plus vive encore : « Je la connais, cette savante! dame, par ricochet, parce que je suis intime de sa fille| de chambre, avec laquelle elle est tout-à-fait populaire.
' Ah ! comme elle a un bon cœur ! Je crois bien, à la vé-
1. Nom d’une petite rue obscure de Lausanne, assez mal habitée.
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