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autres écrits théologiques. Samuel Osterwald, qui em-brassa la carrière du barreau et des emplois publics, adonné un Commentaire du droit coutumier neuchâte-lois, qui est fort estimé 1 . Le chancelier Boyve, petit-fils de Jonas Boyve, l’annaliste de Neuchâtel, donna,en 1778, un excellent traité de l’Indigénat helvétiquede Neuchâtel. Le but de ce livre, qui appartient à labonne école historique, fut de faire comprendre Neu-châtel dans les traités que les Suisses étaient à la veillede renouveler avec la France. Les pièces justificativesrenferment des fragments de chroniques neuchâte-loises , qui sont des sources originales pour l’histoiresuisse au temps des guerres de Bourgogne. Jean-Fran-çois Boyve, de la même famille, maire de Bevaix, a pu-blié, en 1756, des Remarques sur les lois et statuts duPays de Vaud 2 , à la tête desquelles est un morceauremarquable sur le droit féodal de cette contrée. Il aécrit aussi V Examen d’un candidat à la cha?'ge de jus-ticier de Neuchâtel et Vallangin, ouvrage élémentaire,mais rempli de recherches historiques très-curieusessur ces deux anciens comtés.
Mais, de tous les auteurs neuchâtelois qui ont écritsur le droit, le plus célèbre est assurément Emmerichde Vattel, néàCouvet, dans le Val-de-Travers, en 1714.Fils de pasteur, après avoir étudié à Bâle et à Genève,Vattel se rendit à Berlin, et de là à Dresde, où il futaccueilli par le roi Auguste III, qui l’envoya en Suisse
1. Neuchâtel, chez Fauche ; in-fol°. 1785.
2. 2 vol. in-4°, Neuchâtel.