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aussi quelques hommes de lettres, ou plutôt quelquesérudits lettrés. Un géographe assez distingué, D.-Fr.Merveilleux, avait tracé, dans un livre intitulé les Amu-sements des eaux de Baden, un tableau assez piquant,mais qu’on trouva trop satirique, de la société neuchâ-teloise, bernoise et suisse. Il fit aussi, sous forme dedialogues, une peinture vraie de la situation politiquede la Suisse au milieu du dix-huitième siècle \
Après lui, Samuel-Frédéric Ostervvald s’occupa avecsuccès de géographie politique. Il publia en 1761 et1769 une Géographie ancienne et une Géographiehistorique, et en 1764 une Description des monta-gnes qui font partie de la principauté de Neuchâtel.Ce petit ouvrage est un modèle du genre. C’est un despremiers livres où les sites, les mœurs, l’industrie d’unecontrée suisse, sont décrits avec intérêt et exactitude.Jean Bernouilli le prit pour guide quand il publia enallemand, en 1783, sa description du même pays 2 .
Deux autres Osterwald, fils du fameux théologien dece nom, qui appartient par ses écrits à la fin du dix-septième siècle et au commencement du dix-huitième,se distinguèrent dans la seconde moitié de celui-ci.Jean-Rodolphe fut auteur de la Nourriture de l'âme ,ce recueil de prières si populaire et si souvent réim-primé, des Devoirs des communiants , et de quelques
1. Entretien politique entre quelques Suisses des Treize Cantonset des pays alliés sur l’état présent du Corps helvétique. Londres,1738; in-12.
'2. Johann Bernouilli's Beschreibung des Furstenthums Welsch-Neuenburg. Berlin, 1783; in-8°. S.-F. Osterwald est aussi l’auteurde l’article Neuchâtel dans l’Encyclopédie de Paris,