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lité, eut plus de chances et de savoir-faire que le pauvreRousseau, proscrit, renonçant à sa patrie, et mourantloin d’elle presque abandonné.
L’influence de Rousseau fut en revanche plus du-rable et plus grande en Suisse que celle de Voltaire.A vrai dire, celui-ci n’y fut jamais très-populaire. Samanière de vivre le tenait éloigné du peuple, pour lequelJean-Jacques Rousseau devint, malgré lui, un dra-peau. Le nom du citoyen de Genève est mêlé à tous lesmouvements de la fin du siècle. De même, en littéra-ture, sa manière et son influence lui survécurent. L’é-cole descriptive, qui peint les beautés de la nature, lessites pittoresques, les mœurs des habitants des valléeset des montagnes de la Suisse, procède évidemment deRousseau, mais par le côté littéraire essentiellement.Le côté scientifique, naturaliste, physique, qui primabientôt et domina le côté littéraire, qui créa, en un mot,notre littérature alpestre, est venu d’ailleurs.
Jean-Jacques, dans ses tableaux des paysages suisses,ne s’écarte guère du Pays de Vaud, des bords en-chantés du Léman, de Clarens, des vallées du Jura.Dans sa description du Vallais, il entrevoit à peine lepaysage alpestre. Il se tient constamment à mi-côte.Mais immédiatement après lui, nous voyons la littéra-ture exploiter et agrandir cette veine. Le créateur du
ses guenilles. Je lui ai donné l’article Messie à faire. Nous verronscomment il s'en tirera. »
Voltaire dit ailleurs : « Voici le mot Liturgie qu’un savant prêtrem’a apporté... J’ai eu toutes les peines du monde à rendre cet ar-ticle chrétien. »