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pour ceux dont il écrit l’histoire. « Il orne de rubansles trophées de nos ancêtres, » dit Amédée de Haller,fds d’Albert de Haller, et auteur de la Bibliothèquede l’Histoire suisse.
Ce fut ce même Amédée de Haller qui, en 1760,causa un si grand scandale en publiant, de concert avecson ami le pasteur Freudenberger, la fameuse brochureintitulée Guillaume Tell, fable danoise, qui fut brûléeà Altorf par la main du bourreau, et que Balthasar deLucerne réfuta avec une grande vivacité, en prenantparti pour le héros helvétique. Nommé vice-bibliothé-caire à Berne, plus tard bailli de Nyon, Amédée deHaller rendit d’éminents services à l’histoire suisse parla publication de la Bibliothèque dont nous parlionstout à l’heure, qui parut de 1785 à 1787, et qui futprécédée des Conseils pour former une bibliothèquehistorique de la Suisse *. Ces Conseils, rédigés en fran-çais, dénotent une parfaite connaissance du sujet.Haller de Nyon était fort instruit, non-seulement dansl’histoire suisse proprement dite, mais aussi dans laconnaissance des médailles et des antiquités. L’érudi-tion était héréditaire dans cette famille, car Charles-Louis Haller, fds du précédent, professeur à Berne, apublié une histoire des campagnes des Autrichiens etdes Français en Suisse, après l’invasion de ce pays, etdivers autres ouvrages estimés.
L’avoyer d’Alt, de Fribourg, est auteur d’uneHistoire des Helvétiens, dont les premiers volumes
1. Berne, 1771; in-12.