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vers un seul et grand objet, est le moyen infaillible etunique d’exécuter de grandes actions. »
En 1780, Jean de Muller fit paraître à Berne le pre-mier volume de son Histoire suisse en allemand. Iltrouva si peu de bonne volonté dans le gouvernementbernois, tant d’entraves de la part de la censure, qu’ildut indiquer comme lieu de l’impression Boston, aulieu de Berne. Il répéta dans cette ville, en langue alle-mande, le cours d’histoire qu’il avait fait à Genève enfrançais. Cet aperçu des premiers travaux de l’illustreSchaffhousois, explique suffisamment pourquoi nousl'avons associé au mouvement littéraire de l’Helvetieromane *.
En même temps que l’étude de l’histoire faisait desprogrès dans la Suisse française, celle des antiquités,qui l’accompagne ordinairement, avançait aussi. Lesrecherches sur les monuments romains avaient été re-commandées par Seigneux de Correvon, qui avait pu-blié, en 1770, deux volumes intéressants sur l’ancienneHerculanum et ses monuments. Des vestiges retrouvésde cette cité d’Italie, l’attention se porta sur les dé-bris de nos propres villes. Déjà en 1760, Schmidt(Fréd.-Samuel), seigneur de Bossens, dans le Pays deVaud, avait publié en français un recueil des antiquités
1. L'Histoire des Suisses de Jean de Muller a été traduite enfrançais, à Lausanne, de 1795 à 1798 : le premier volume par Nie.Boileau, les tomes 2 à 8 par A. Griffet de Labaume, et depuis letome 9 jusqu’au tome 12 par Paul-Henri Mallet de Genève. Lemême Mallet a donné à Genève, en 1803, une Histoire des Suissesplus abrégée, en 4 vol. in-8°.
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