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sur l’optique et la météorologie. Il traduisit aussi lepoëme du Printemps, deKleist, et il en composa unintitulé Wilhelmine ou la Révolution de Hollande(1787).
Un autre savant suisse, qui s’illustra à Berlin dansle même temps, fut Weguelin, de Saint-Gall, qui sé-journa plusieurs années à Vevey, où il s’exerça à écrireen français. En 1765, il obtint à Berlin la chaire d’his-toire, composa divers ouvrages, et mourut en 1791.Ses Caractères historiques des empereurs romains(2 vol. in-8°, 1768), ses Mémoires sur la philosophiede l’histoire, Y Histoire universelle, qu’il commença,mais qu’il ne poussa pas plus loin que la fin de la dy-nastie carlovingienne (5 vol. in-4° et 6 voL in-8°), sonttoujours consultés, estimés et recherchés. Weguelin apublié aussi un résumé des périodes importantes del’histoire d’Allemagne.
A Fribourg, excepté l’Histoire des Helvétiens, del’avoyer d’Alt, et celle des officiers suisses, de FrançoisGirard, nous ne trouvons guère à cette époque que desVies de Saint-Bernard de Menthon, de Nicolas de Flüe,et d’autres personnages de l’histoire religieuse. Dansle Vallais, Briguet publia, en 1741, une dissertationlatine sur le lieu où se tint le concile d’Epaune. Nousavons parlé ailleurs des travaux historiques de De Bivaz.