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Laurent Garcin n’était pas fait, paraît-il, pour la viede ministre de campagne. Il alla à Paris et en Hollande.C’est dans ce dernier pays qu’il publia un recueil inti-tulé Odes sacrées, ou les Psaumes de David, en versfrançais, par divers auteurs' . Le livre est dédié à LeFranc de Pompignan, dont les Psaumes ont contribuélargement, avec ceux de Jean-Baptiste Rousseau, deMalherbe, de Racine, de La Motte, de Sainte-Palaye,de M 1,e Chéron et d’autres poêles, à sa composition.Toutes les fois que Garcin ne trouvait pas qu’un psaumeeût été rendu à sa convenance, il le traduisait lui-même, et certes ceux qui sont de lui ne sont pas lesplus mauvais 1 2 3 4 . Un excellent discours préliminaire esten tête du volume. C’est un traité complet de la poésiesacrée.
On doit encore à Garcin un poème sur le Pouvoir del'éloquence 3 , et divers morceaux en vers et en proseinsérés dans le Choix littéraire, publié à Genève parYernes, et dans le Mercure de France. Celui de seslivres auquel il a l’air de tenir le plus, c’est son Traitédu mélodrame, ou Réflexions sur la musique drama-tique \ dont Grimm parle avec éloges dans sa corres-pondance 5 . Retiré dans le fief de Cottens, près de Nyon,
1. Amsterdam, 1764; in-8°.
2. Garcin a traduit les Psaumes 9, 16, 17, 21, 24, 26, 27, 28, 31,34, 36, 40, 41, 48, 59, 60, 61,62, 64, 71,78, 81, 88, 90,99, 100, 105,106, 116 (en partie), 118, 125, 133, 134, 136, 141, 145,150.
3. Inséré dans VAnnée littéraire de Fréron, année 1757.
4. Paris, 1772 ; in-8°.
5. Année 1786, 3 e partie.
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