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gique. Instituteur, puis conseiller du duc de Saxe-Gotha , il cultiva d’abord la poésie, et fit paraître suc-cessivement le Temple de la mode, les Délassementspoétiques (1788), et les Loisirs d’Euterpe et de Polym-nie. Ce dernier recueil fut édité à Paris par le baron deBilderbeck, avec un certain luxe typographique. « Néen Suisse, dit le baron, M. Samuel de Bridel (il avaitété anobli à la cour de Gotha) a passé la plus grandepartie de sa vie en Allemagne. Il ne tient pour ainsi direà la France que par son admiration pour les hommesillustres qui en font la gloire, et par ses relations avecquelques hommes de lettres, parmi lesquels il comptepour amis le poète Lebrun et M. de Cambry 1 . » Ontrouve dans les Loisirs de Samuel Bridel plusieurspoèmes helvétiques, tels que Y Anniversaire du sermentdu Griitli, la Patrie, des vers sur Tissot, sur CharlesBonnet, sur Gessner. Dans une pièce sur la mort de samère, il s’exprime ainsi sur sa famille :
Oui, lorsqu’un destin plus prospère,
M’éloignant des cours et des grands,
Vers l’humble toit de mon vieux pèreRamènera mes pas errants,
J’irai, j’en jure par tes mânes,
Libre de soin, loin des profanes,
J'irai pleurer sur ton cercueil ;
Et d’une main reconnaissante,
De violette et d’amaranteSemer cet asile de deuil.
1. Antiquaire connu par divers ouvrages, entre autres par desRecherches sur les Celtes.