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fameuse chanson Cé qué l’aino le maître dei bataillé;mais elles ne sont pas dénuées de mérite. Nous cite-rons celle qui commence ainsi :
Vaissià cè zeur d’Escalada,
Il no fo ben diverti....
On a aussi les Représentations d’un Savoyard pourtâcher de faire abolir l’Escalade, faite en son patoy :
Genevois y pre santa
La samon de l’Escalada....
Et celle-ci :
Ah ! qui vo fara bo viDiverti
A voutra belle Escalada....
Les Cris de Genève mis en chanson patoise sontaussi un monument de cette littérature populaire, quifut imprimé, sinon composé, à la même époque que lespièces de l’Escalade, c’est-à-dire dans la seconde moitiédu dernier siècle.
En prose, on a les Dialogues entre Jaquet et Jean-Marc, et les Lettres du Manchot de la Campagne àson ami J. Du Courtil du Mandement (1779), qui trai-tent en patois des affaires politiques de Genève d’unemanière moins ennuyeuse que ces brochures écrites enfrançais, dans la bibliographie desquelles on se perd.
A Lausanne, on imprima, en 1785, lo Conte dauCraisù, qui est le fondement de la littérature patoisedu Pays de Yaud. Bridel, dans ses Etrennes, ne crai-gnit pas de ramener à ce genre, un moment fort peugoûté.