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Cela est assez pauvre. Mais ce qui est intéressant, cesont les notes, qui forment plus des trois quarts du vo-lume. Elles sont historiques et critiques, et donnentsur les origines des familles patriciennes de Fribourg,sur l’histoire intime du gouvernement fribourgeois,sur la conspiration qui entraîna la mort violente deChenaux en 1782, des détails qu’on chercherait vai-nement ailleurs.
Pour en revenir à la littérature patoise, dont nousnous sommes un peu écartés, on la cultiva aussi à Neu-châtel. Pendant la fameuse dispute du ministre Petit-pierre sur l’éternité des peines, on fit paraître plusieurspièces satiriques en patois de Neuchâtel, entre autresun dialogue entre Panurge et le major Chaillet, quiavait pris parti contre la classe des pasteurs.
PANURGE.
Ah! do bonjor monsieu Tchaillet,
On derey que vo ey le makié,
Vos eité to regroncenaKemei en curson kon a piqua;
Vos a-t-on brelà voutre rôtt,
O bein manqua koque ragoù?
M. CHAILLET (sous le nom de Gargantua).
Ah! mén ami, cé encore pié;
Ne dite pas desai de pie
Kena rota de prêtre insolan
Qui boute quemei des paysan.... etc.
L’évêché de Bâle eut aussi son poète patois, Ferdi-nand Raspieler, curé de Courroux près de Porrentruy.