PREMIÈRE LEÇON. 9
la supériorité qui leur appartiendrait à d’autres égards.
Mais pour arriver à cette conclusion, qui du restene serait vraie qu’en moyenne, et par conséquent res-terait inapplicable à nombre de cas particuliers, noussommes partis d’une hypothèse : nous avons consi-déré la charge totale du capital, ainsi que celle desfrais généraux et des frais d’entretien et de surveillancede la voie, comme devant être pour les chemins de ferpartagée également entre le service des marchandiseset celui des voyageurs. Cette hypothèse peut être la plusconforme à la raison pure ; mais, dans le commerce ona le droit de calculer différemment, et les compagniesde chemins de fer ont très-bien pu adopter pour règleque ce serait le service des voyageurs qui supporteraiten totalité ou à peu près la charge de l’intérêt du ca-pital et celle des frais généraux, d’entretien, et desurveillance. Dès lors le chemin de fer regagne ou dumoins aurait la faculté de regagner l’avantage du plusbas prix à offrir au public pour le transport des mar-chandises. Il en aurait le moyen d’autant plus qu’il serapprocherait davantage des conditions de tracé quipermettraient d’avoir de lourds convois, c’est-à-dire quele maximum des pentes excéderait moins 5 millim. parmètre.
Ne perdons pas de vue cependant qu’en pareille ma-tière les circonstances locales peuvent profondémentmodifier les résultats auxquels conduit une vue géné-rale du sujet. Si par exemple, comme le gouvernementbelge, on vise avant toute chose à ce que le public voyageà bon marché, on est dans l’impossibilité de transférerpartie de la charge du capital et des frais soit géné-raux soit de surveillance et d’entretien qui, en touterigueur, concernerait le service des marchandises, à celuides voyageurs, et alors le prix du transport des mar-