PREMIÈRE LEÇON. 21
Nouvelle-Orléans, de 6 à 7 centimes : les mariniers,quiavaient conduit les bateaux plats à la Nouvelle-Orléans,remontaient sur le pont, à raison de 1 centime à 1 1 /2; ilsavaient à se nourrir eux-mêmes et ils couchaient commeds pouvaient.
Les fleuves se signalent plus facilement par le bonmarché, au moins en ce qui concerne les marchandises,lorsque le mouvement est plus grand à la descente qu’à1® remonte, pour peu que le courant soit rapide. LaPartie presque toujours restreinte du cours des fleuves°ù la marée se fait sentir est celle où ils se présententavec, le plus d’avantages.
Pour ce qui est des voyageurs, tous les fleuves, sansexception, sont bien inférieurs aux chemins de fer en faitde vitesse, dès qu’il faut remonter. A la descente, on ades bateaux à vapeur qui vont à raison de ‘20, 25,28 kilom,à l’heure; mais la remonte est toujours plus ou moinslente. Comme on s’arrête la nuit sur la plupart des fleu-ves, c’est une nouvelle cause de lenteur, dès que letrajet est trop long pour être accompli en une jour-née. On a jusqu’ici fait de vains efforts pour remonterd’Avignon à Lyon par le Rhône en 12 ou 1S heures ; avecle chemin de fer, c’est un voyage de 8 heures 40 minu-tes, en convoi ordinaire, et de 5 heures 10 minutes parl 'express. Mais sur le même fleuve à la descente, le ba-teau à vapeur peut fort bien égaler la vitesse du convoi0r dinaire.
Il y a d’autres raisons pour que, eux-mêmes, les fleu-rs au lit profond, ceux qui se prêtent le mieux à la na-tation à vapeur, soient atteints par la concurrence desc ùemins de fer, dès que le besoin d’un service régu-l ier et rapide pour les voyageurs se fait vivement sentir,en dépit des facilités peu communes que présente
Ainsile fieu
ve Hudson, entre New-York et Albany pour le