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Leçons / par Michel Chevalier
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PREMIÈRE LEÇON. 25

mais qui, au point de vue de lutilité sociale, doi-vent être envisagés comme se complétant plutôt quecomme tendant à sexclure. L'expérience a prononcéclans ce sens.

Les canaux et les fleuves nont pas cessé en France deporter beaucoup de marchandises. En général, le pre-mier effet de la concurrence des chemins de fer avait étéde réduire beaucoup le mouvement sur les voies naviga-bles. Mais depuis lors les compagnies de transport pareau ont fait des efforts que ladministration a secon-dés dans un grand nombre de cas par une réductiondes péages ou droits de navigation, si bien quaujour-dhui, non pas dans toutes les directions, mais dans laplupart, la circulation sur les voies navigables dépassece quelle était auparavant. Le développement considé-rable quont pris les échanges intérieurs de la Franceest pour une part aussi dans ce résultat remarquable.

En 1854 les arrivages à Paris ont été :

Pareau,de. 2,233,978 tonnes.

Par les chemins de fer, de. 1,888,962 »

En 1853, cétait :

Par eau, de. 2,192,886 tonnes.

Par les chemins de fer, de. 1,231,795 »

& titre de renseignement sur la répartition des trans-ports des différentes marchandises entre les deux voiesrivales, nous ajouterons que si, des arrivages à Pa-ris, par eau, on distrait les combustibles, les bois dec harpente et les matériaux de construction, il reste :

En <843. 621,984 tonnes sur 2,177,184 tonnes ou 28 p. 100.

En 1853. 434,694 2,192,886 21 p. 100.

En '8o4. 362,388 2,235,973 16 p. 100.

Si lon fait la même déduction sur les transports par