434 COURS D'ÉCONOMIE POLITIQUE.
rapport à colles des autres pays, par la cherté relative ducombustible.
Vous avez probablement entendu parler aussi de l’as-sociation qu’a établie avec ses propres ouvriers unpeintre en bâtiments de Paris, M. Leclaire, et des avan-tages qu’il a obtenus ainsi pour lui, pour eux et pour lepublic consommateur.
Vous savez la participation aux bénéfices, que la com-pagnie du chemin de fer d’Orléans a accordée à ses em-ployés de tout grade.
On Lire de même un excellent parti de l’associationsous la forme d’une participation aux bénéfices, dans lesmagasins de détail de Paris, pour exciter le zèle des com-mis. Je pourrais citer des faits semblables pour les ar-mements maritimes et pour diverses autres carrières in-dustrielles.
Ainsi l’industrie agricole, l’industrie manufacturière etl’industrie commerciale ont toutes les trois grandementà attendre du principe d’association. Toutes les classesde producteurs et de consommateurs peuvent en êtreégalement favorisées : à tout le monde il offre des avan-tages et des garanties.
Examinons maintenant les éléments d'organisation quiexistent dans l’industrie française, du fait des diversesinstitutions administratives modernes qui lui sont pro-pres.
En 1789,1a révolution trouva l’industrie française, oudu moins l’industrie manufacturière et l’industrie com-merciale enlacées dans les liens d’une organisation dontle point de départ avait été louable, mais qui était deve-nue abusive et qui suscitait des obstacles presque insur-montables à l’esprit de perfectionnement.
Alors ce n’était pas des abus de la concurrence qu’onpouvait se plaindre. Dans les villes, et c’est là qu’elle était