VINGT-QUATRIÈME LEÇON. 507
diminuer les frais généraux dans une proportion quel-quefois très-forte.
Si maintenant, faisant un retour sur l’Exposition uni-verselle de Paris, on se demandait par laquelle des deuxméthodes se caractérisaient les industries les plus remar-quées pour le bon marché, on trouverait que chacunedes deux a eu sa bonne part. L’exposition éminemmentrecommandable de Manchester, par exemple, appartenaità une industrie dont le caractère est la grande division.Mais les fabriques de poterie de l’Angleterre elle-mêmese rangent dans la catégorie opposée : elles prennent, eneffet, à l’état brut ou préparée par un simple lavage,l’argile qui leur sert de matière première ; elles la mé-langent des ingrédients convenables destinés à en dimi-nuer ou à en augmenter, selon les cas, la dureté ou laporosité, ou l’in fusibilité ; elles la modèlent ; elles sou-mettent les vases à la cuisson, leur donnent le vernis oucouverte et les décorent par la peinture. Il en est demême des fabriques analogues de la France ; à Paris,cependant, la peinture sur porcelaine forme une in-dustrie à part, celle des décorateurs. La société de laVieille-Montagne offre un intéressant exemple de laconcentration : elle extrait le zinc du minerai même, etensuite elle l’élabore complètement, jusqu’à en faire desustensiles de ménage, qu’on livre peints ou vernissésaux ménagères. La maison si justement renommée deMM. Japy, de Beaucourt, qui fait de la quincaillerie, pro-duit de même une immense variété d’ustensiles de mé-nage et autres, en partant du fer en barres ou en feuilles.On retrouve le même caractère dans le vaste établisse-ment d’imprimerie et de librairie de M. Marne, à Tours.Cet habile manufacturier ne se contente pas d’imprimerles livres ; il en fait la reliure dans les genres les plus di-vers, jusques et y compris la dorure sur tranche. Il arrive