VINGT-QUATRIÈME LEÇON. 515
appliqué sur de plus grandes proporlions le guano, lesphosphates naturels, les sels ammoniacaux et diversautres réactifs chimiques; on y a employé l’engrais àl’état de dissolution dans l’eau, au lieu de le répandreen nature sur le sol ; la machine à vapeur dite iocomo-bile y est devenue d’un usage fort étendu parmi les agri-culteurs. 11 est constant que la production territoriales’est beaucoup accrue sous celle influence complexe, àce point, par exemple, qu’on a pu obtenir jusqu’à 50hectolitres de blé par hectare, et le prix de revient dublé a très-notablement baissé (1).
Pareillement en France. Dans les propriétés où l’oncultive bien, le prix de revient du blé diminue d’unemanière sensible. Une publication toute récente d’unagronome distingué, qui est bon praticien, M. Lecou-teux, ancien directeur des cultures à l’Institut agrono-mique de Versailles, nous apprend qu’à Grignon, parexemple, grâce au mariage, qui s’y fait bien, du capitalet de la science, on produit le blé à raison de 10 ouIl francs l’hectolilre.
Ce que nous disons ici du blé n’est pas moins vraide la viande : les deux productions sont solidaires. Im-possible de donner à l’une des deux un grand développe-ment, sans faire progresser l’autre.
11 n’est pas non plus interdit d’espérer qu’un jour leséchanges commerciaux fourniront de grandes ressourcesalimentaires à nos contrées européennes, indépendam-ment de celles dont ils nous pourvoient déjà, car on saitque les États-Unis fournissent à l’Europe du blé, et dé-fi) Dans le cinquième volume qui vient de paraître de Y Histoire desprix, M. T. Tooke et M. Newmarch se sont beaucoup étendus sur les pro-8rèsqu’avait faits le rendement en blé obtenu par l’agriculture britanni-que, depuis la réforme commerciale de Robert Peel. Les détails dans les-quels ils entrent seront lus avec beaucoup d’intérêt (Hislory of Prives,'unie V, l re partie, section 26 et suivantes).