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A.u contraire, aucun pays , aucune famille , aucun in-dividu ne peut, dans l’état social d’aujourd’hui, se pas-ser de richesses mobilières. Quand vous avez mangé etbu, vos besoins sont bien loin d’être satisfaits. Lespaysans eux-mêines, à moins qu’on ne veuille les ren-
son histoire, le miuistère de Colbert et le gouvernement deNapoléon.
La Belgique acquit des richesses considérables, non seule-ment par l’agriculture , mais par la grande circulation de ri-chesses mobilières de toute espèce , par son commerce in-térieur et extérieur , que favorisent scs belles rivières , sescanaux, et une des situations les plus heureuses du monde.
La Hollande n’est pas agricole ; de quelle prospérité cepen-dant n’a-t-elle pas joui !
L’agriculture est la plus petite partie des richesses de l’An-gleterre ; encore, si elle y fleurit, le doit-elle à l’industriemise en jeu par le commerce , et à l’application d’une trèsfaible portion de ses capitaux aux terres.
Dans le Piémont , dans la .Lombardie , quels sont les hommesqui se sont enrichis sur les biens-fonds ? Les fernWrs. lit pour-quoi ? Parce qu’ils joignent, par leur industrie , les richessesmobilières aux immobilières , et rendent celles-ci de cette ma-nière beaucoup plus fructueuses.
La richesse immobilière a aussi quelques avantages qui luisont propres : elle offre plus de stabilité , moins de dépéris-sement, une valeur moins changeante, et souvent progressive,quoique cette progression soit lente.
Mais ces avantages sont encore inférieurs à ceux des richessesmobilières.
Aussi ce n’est que lorsque l’honime industrieux et actif adéjà accumulé beaucoup de fortune, et qu’il veut, pour ainsidire , se reposer ou changer son genre de vie, qu’il destine le su-perflu de ses richesses à acquérir des terres.
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