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MOTIFS ÊT PRINCIPES
I] a fallu encore faire différents essais de ces disposi-tions converties en lois, différentes réformes de ces mêmeslois, une nouvelle pratique suffisante de ces mêmes dis-positions réformées, pour qu’elles acquissent le sceaurassurant de l'expérience.
Déjà on avait imaginé , dès les temps les plus reculés ,de donner aux propriétés territoriales une divisibilité fac-tice et abstraite, plu-. grande que la divisibilité maté-rielle dont elles sont susceptibles. Au moyen de diffé-rentes conventions, on a créé des fractions de propriété,telles que les renies foncières, les cmphyléoses, les ser-vitudes réelles, l’usufruit, l’usage, l'habitation, et lescréances hypothécaires.
11 résultait cependant de tout l’ensemble de ces droitsimmobiliers, un amoncellement, un croisement,et uneobscurité qui mettaient dans une grande incertitude leurspossesseurs , qui donnaient lieu à de grands et intermina-bles procès, cl qui empêchaient que les acquisitions outransports de ces droits pussent se faire avec célérité etsûreté.
Depuis des siècles on a cherché et essayé, dans diffé-rents pays, différentes méthodes pour parer à ces incon-vénients et surtout pour donner des garanties aux ac-quéreurs et aux prêteurs.
Les Grecs , et, à leur imitation , les anciens Romains,plaçaient sur les biens-fonds hypothéqués des signes vi-sibles , c'est-à-dire des affiches sur un poteau élevé ,qui indiquaient les créances et les noms des créanciers; cetexcès de publicité était non seulement désagréable, maisincommode et embarrassant ; lorsque les héritages se divi-