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cent fois plus assurés , sont plus faciles à réaliser, et leurréalisation n’exige pas, h beaucoup près, les éternelsprocès, les énormes frais qu’entraînait avec lui l’anciensystème.
On voit aisément, par tout ce que nous venons (ledire, que les trois principes dirigeants du système hypo-thécaire sont corrélatifs entre eux, et s’appuient réci-proquement.
Sans la restriction des hypothèques et des privilèges ,on ne pouvait pas en introduire la publicité et la spé-cialité. Nous en avons déjà donné les preuves.
La spécialité aide aussi à la publicité; car bien cer-tainement on voit mieux quelques objets qu’on particu-larise , qu’un grand nombre qu’on n’aperçoit que con-fusément ; on voit mieux le présent que l’avenir.
Et, par un motif analogue , la publicité aide à la spé-cialité , et y conduit les contractants. Ce n’est qu’enconnaissant les charges qui pèsent déjà sur les immeu-bles d’un propriétaire, que je puis, pour ma sûreté,en choisir un qui soit libre, ou entièrement, ou pourune valeur qui couvre surabondamment ina créance.
Après que l’on a posé ces trois principes dirigeants dunouveau système , publicité , spécialité , et restriction ,soit du nombre des hypothèques et privilèges, soit deleurs effets, il a fallu examiner non-seulement quellesétaient les dispositions réglémenlaires à donner pourremplir le but du système , mais aussi s’il n’y avait pasdes exceptions à faire à ces dispositions ; exceptionscommandées par des raisons d’une grande équité, su-périeures aux motifs du nouveau système lui-même.