MOTIFS ET PRINCIPES
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cation. On ne songeait alors à autre chose qu’au motifparticulier qui les faisait introduire ; la vue s’arrêtait là, etne s’étendait point jusqu’à un objet plus éloigné et plusélevé en même temps.
Il n’en est pas de même aujourd’hui, qu’il s’agit demettre en balance chacun de ces motifs particuliers avecle grand système d’utilité générale qu’on a en vue.
C’est un grand fanal que nous voulons placer. Nous nepouvons pas regretter quelques prérogatives de la nuit,quelque favorables et quelque utiles à certaines personnesen particulier qu’on veuille nous les dépeindre.
Ainsi des limites sévères aux exceptions ont été bientôtreconnues indispensables. On so persuada qu’il ne fallaitabsolument admettre que celles qui étaient jugées si favo-rables , si indispensables que leur faveur ou leur nécessitébalancerait ou surpasserait la faveur et l’utilité même dusystème.
El encore, en les y admettant, il a fallu aussi les établirde manière que l’étendue même de chaque exception enparticulier fût aussi resserrée que possible , et qu’on pûtramener les cas exceptés à la règle commune , aussitôtqu’on le pourrait, et comme on le pourrait.
Le reste de l’ancien fatras d’hypothèques et de privi-lèges devait être sacrifié comme l’on sacrifie les petitsrameaux d’un arbre, que le cultivateur coupe avec intel-ligence afin qu’il puisse mieux fructifier. '
Pour ce qui concerne la spécialité, on comprit qu’onne pouvait l’introduire dans les hypothèques et privi-lèges qu’en les prenant à leur origine.
S’il avait pu n’y avoir que des hypothèques créées par