C OMPARÉ ES.
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Un mari confond très légitimement "son argent aveccelui de sa femme 1 , et plusieurs administrateurs le fonttout aussi légalement à l’égard des deniers de leurs admi-nistrés.
Aux caissiers seuls de deniers publics, l’on impose ledevoir de tenir séparément leur avoir.
Au reste , il est clair que l’obligation de rendrecompte n’emporte pas celle de tenir une caisse sé-parée.
Mais , en admettant même des caisses distinctes ,comment savez-vous, après que l’argent est sorti de lacaisse pour acheter un meuble ou pour faire un prêt,si cette créance est formée ou si ce meuble est acheté del’argent d’une caisse ou de celui d’une autre caisse?
C’est une bonne règle de législation de ne pas pres-crire ce qui ne peut pas s’exécuter , ou ce qui s’exécutebien difficilement et entraîne plus d’inconvénients qued’utilité.
N’y a-t-il pas, pour les cas les plus fréquents, les plusgraves de comptabilité, de la part d’un mari, d’un tu-teur , ou d’un administrateur comptable, une hypothè-que légale sur les immeubles ?
L’administration n’a-t-elle pas aussi de plusieurs de sescomptables le plus souvent d’autres garanties dans les cau-tionnements , dans les comptes ou états de situation qu’ondoit donner , dans les autorisations qu’on doit demander,
' Si légitimement, que , soit dans le système dotal, s’il ad-ministre les biens paraplicrnaux de la femme , soit, et encoreplus, dans le système de la communauté’ et comme chef de lacommunauté’, il ne doit rendre compte à personne
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