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Observations sur le régime hypothécaire établi dans le royaume de Sardaigne / par Ferdinand dal Pozzo
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EOIS FKANÇAISE ET PIEJIONTAISE

le créancier qui a reçu ait participé à la fraude, pour-quoi le paiement sera-t-il annulé? pourquoi fera-t-on re-vivre une créance éteinte? A-t-on jamais vu annuler unacte fait de bonne foi, et consommé ? El quon remarquequon ne fait pas même de distinction dans ledit articleentre un créancier antérieur au fisc et un postérieur.

Il résultera donc de que jamais un créancier duncomptable , et non seulement dun comptable, mais dunfonctionnaire public, chef ou employé subalterne dansquelque administration , et non seulement des fonction-naires de ce genre, mais dun débiteur quelconque dutrésor , ne pourra jamais être tranquille sur le recouvre-ment de ce qui lui appartient , jusquà ce que lapure-ment des comptes soit fait , ou jusquà ce quil soit biencertain que le fisc na plus rien à y voir. Jusque , si onlui donne de largent, il ne pourra pas en disposer, maisil faudra quil le garde pour tous les cas possibles de re-vendication.

Un tel privilège est-il au surplus bien nécessaire ? Silsagit de comptables, le fisc a des garanties dans les cau-tionnements , dans les autres biens des comptables, etdans les acquisitions que ceux-ci, ou dautres pour lui,ont faites.

Sil sagit dautres créances, le fisc a toutes les ga-ranties quun autre créancier, suivant la nature ducontrat ou de lobligation, peut avoir.

Le cas de lexercice de ces privilèges est extrêmementrare. Ainsi leur utilité est bien petite, comparativementà lembarras quils causent dans la législation , et à ladéfiance quils excitent dans les contrats des particuliers.