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Tome premier.
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ANECDOTES.

dit en lui tendant la main de fixer lui-même la ré-compense due à son fidèle dévouement. Le vieuxsoldat qui n’avait aucun bien et dont l’ambition sebornait à finir ses jours en paix dans sa patrie, luidemanda pour toute grâce, et l’obtint sur-le-champ,d’être fait receveur des domaines du prince, dans saterre de Colombier, afin, dit-il, qu’il put aussi mourirlâ où il était né. C’est en récompense d’un pareil ser-vice rendu par un de leurs anc très au roi Philippe-Auguste, renversé de cheval à la bataille de Bouvines,que les d’Estaing ont pour armes les trois fleurs delis de France brisées d’un chef d’or.

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Je juge du caractère d’un peuple par la naturedu pays qu’il habite, disait l’été dernier un sei-gneur flamand à un officier de Claris : Vous habi-tez un pays âpre et rude, et votre caractère doitêtre tel... — Et vous, monsieur le comte, répartit

froidement le Suisse, vous habitez un pays plat.

dois-je en tirer la conséquence?

Divers Etats du corps helvétique envoyèrent en■17â3 des troupes à Bâle alors entourée d’armées au-trichiennes et françaises, pour en renforcer la garni-son et faire respecter la neutralité et le territoiresuisse. Un soldat de la vallée d’Entlibuch dans lecanton de Lucerne, était en faction sur le pont duBhin, dans le costume singulier de son pays, chaussé