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Tome premier.
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DANS LA SI'! SS K SOUTERRAINE.

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saisissement des réflexions focales, promenant en si-lence nia vague pensée sur toutes les scènes lugubresdont ce souterrain fut plus d’une fois le théâtre, etretraçant à mon oreille les gémissements du remords,les sanglots du désespoir, ou les cris de la rage querépétèrent fidèlement les échos de ces voûtes, si, dis-je,abîmé dans le eahos de ces sensations confuses, j’eussetrouvé quelque pan de rocher commode, j’y auraisgravé mon nom avec ces vers :

De caverne en caverne errant dans mon malheur,Abandonné du monde, oublié de Julie,

Je consacre en pleurant cet autel de douleurA deux divinités bien chères à mon cœur,

C’est la nature et la mélancolie.

Je ne déciderai point entre l’écoulement, des eauxet les tremblements de terre, pour assigner une causenaturelle à cette caverne qui n’est sûrement pointl’ouvrage des hommes ; je ne t’ennuierai point, monami, par de longues discussions sur la dérivation dumot fée : s’il vient, comme le veut le P. Dunod, duceltique feld qui signifie limite , il est possible que cettecaverne, située effectivement sur l’ancienne frontièredes Séquanais et des Helvétiens, servit jadis de borneà ces deux peuples; si, comme le prétend l’ingénieuxBochat, feihj dans cette même langue, signifiait bétail(d’où nous est resté faie qui signifie brebis dans le pa-tois de la Suisse française), il peut arriver que cettecaverne recéla dans son sein quelques habitants desvallons voisins, qui s’y cachèrent avec leurs troupeauxpendant les irruptions passagères des barbares : par