KÈTE d’auRICIXTI'RK
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sion, et le ballet de caractère qu’exécutèrent très-jo-liment dans les diverses places de la ville la grandeprétresse, les Faunes et les Bacchantes. Nous ne rap-porterons point les hymnes chantés à l’honneur deBaechus et de Gérés, très-conformes à la fête, très-helvétiques; ils avaient plus que le mérite du moment,parce qu’on y trouve moins d’esprit que de naïvetéet plus de force que d’harmonie : nous ajouteronsseulement que le refrain du chœur des Bacchantesétait bien national... il n’est pas long :
Chacun a son tempérament;
Boire c’est notre amusement.
Celui du chœur des moissonneurs avait quelquechose de plus antique, de plus savant ; il venait deRome même ;
Oui, sans Cérès et sans Baechus ,
Il n’est point d’autel pour Vénus.
La procession finie, on dressa sur une promenadecharmante au bord du Léman une table de plus de4SO couverts; elle offrait à l’œil pour toute vaisselledes plats et des assiettes de terre ou de bois, et à l’ap-pétit , un pain grossier, des choux, des fèves et d’au-tres légumes, avec quelques pièces de bœuf étuvé ourôti... Le repas, comme les habillements et les dan-ses, tout, en un mot, avait le costume du jour.
Le surlendemain, un bal charmant montra quemessieurs de Vevey savent réunir les fêtes de la villeà celles de la campagne ; partout l’ordre accompagnale plaisir ; l’antique hospitalité fit les honneurs du