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Tome premier.
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SUR ANDRÉ WEISS.

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nobles familles de la Hollande et de l’Allemagne.« Alors encore, me disait-il un jour, c’était un plaisir» d’enseigner ; les jeunes gens écoutaient beaucoup» et décidaient peu : on dit qu’à présent c’est tout le» contraire... Je n’ai pas opinion de ce nouveau sys-» tème ; je crois même qu’il tend peu à peu au boule-» versement de la société. »

Au sein de cette terre étrangère, il resta toujoursSuisse : il ne perdit ni les goûts ni les mœurs de sapatrie ; il se montra l’ami de tous les jeunes Helvétiensqui vinrent étudier ou qui passèrent à Leyde. Plusieursde nos compatriotes parlent encore avec transport deses prévenances officieuses, de son hospitalité désin-téressée et des santés qu’il portait fréquemment,savoir, celles de la commune patrie et de la confrater-nité helvétique.

Sa ville natale, de son côté, ne l’avait point oublié,et la même année (1753) que l’université de Leydelui conféra le poste de recteur, Bàle l’agrégea à sonconseil souverain : elle espérait sans doute qu’il netarderait pas à venir y siéger... Mais une nouvelle dis-tinction l’attendait encore hors de sa patrie ; et l’on nesait si le choix dont il fut l’objet est plus honorablepour lui que pour ceux qui le firent. En 1759, il futsolennellement chargé de diriger l’éducation de Guil-laume V, prince d’Orange et de Nassau, actuellementstathouder des sept Provinces-Unies. Pendant six ansqu’il remplit cette place aussi brillante qu’épineuse,il répondit parfaitement à la confiance publique, et seconcilia tout à la fois l’amitié de son illustre élève,