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Tome premier.
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NOTICE BIOGRAPHIQUE

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de docteur en droit ; et cette fois le bonnet doctoral, sisouvent prostitué, ne put pas être appelé l’enseigned’une tête vide. L’université le chargea, en 1746, dusoin d’un trésor trop peu connu, même dans la villequi le possède ; je veux parler de cette immense biblio-thèque fondée peu après le fameux concile, si riche enmanuscrits précieux et en livres rares, mais qui seratoujours une perle cachée et à peu près inutile, aussilongtemps qu’il n’en paraîtra pas un catalogue im-primé, que la république des lettres demande à grandscris depuis longtemps : ce travail important eût sansdoute été fait, car il en avait conçu le projet, et lemonde savant lui en aurait une obligation éternelle,si, au bout d’une année, le nouveau bibliothécairen’eût quitté son poste et sa patrie.

Ce fut en 1747 que l’illustre université de Leyde,qui, dans tous les temps, s’est montrée aussi habileà découvrir le vrai talent que jalouse de se l’attacher,lui adressa de la manière la plus honorable des lettresde vocation pour une chaire de professeur en droitpublic. — Il n’avait point intrigué pour obtenir cetteplace ; il ne la tenait que de son seul mérite, et il de-vait peut-être autant à lui-même qu’à ceux qui l’ap-pelaient d’aller justifier leur confiance. — Il quittedonc sa ville natale, qui ne sentit jamais mieux sonprix qu’en le perdant ; il vient à Leyde ; il y soutientsa réputation ; ses leçons publiques sont suivies etécoutées avec enthousiasme. Il est obligé d’ouvrir descours particuliers, et se voit entouré, écouté, chérid’une foule d’étudiants, dont plusieurs étaient des plus