DES TEMPS PASSÉS.
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noir qu’il n’y auoit autre que gros pain noir et fro-mage du pays. Qu’est-ce donc que ceey? fist-il en re-gardant sa femme d’un air marri et piteuk. Adoncquesse leua la noble dame, et raconta tant gracieusementcomme auoit esté prier et requérir un beau fils, en lachapelle de nostre dame de bon secours ; comme lehanl’Escloppé estant suruenu tandis que faisoit oraison,l’auoit tenue pour pauurc mendiante , et l'auoit au-mosnee d’autant, et comme il luy auoit dict en grandesimplesse : « Dieu et nostre dame te donnent ce queton noble cueur desire ; « et furent tous les assistanssi esmerueillez que se regardoyent sans sauoir quedire ; puis soudain la noble dame chapella le pain etle fromage en huict parts, et s’en alla de l’un à l’autre,leur présentant un petit morcel de son aumosne ; ets’en fust tout premièrement au sire lehan de Blonay,lequel dit : « Ay eu grand plaisir quand mon seigneurde Savoye me dit : Mon cousin, remets en uotrebonne garde ma bandiere; portez la pour mon profitet honneur qu’est aussi le uostre... mais n’en ay pastant eu qu’à manger ce pain et ce fromage. »
Et uint à C'aude d’Affry, lequel dit : « Ay eu grandplaisir, quand au tournois de Lyon ay esté proclamévainqueur de tous les champions, et présenté auxbelles dames pour auoir le prix de la ioute... maisn’en ay pas tant eu qu’à manger ce pain et ce fro-mage. »
Et uint par apres à Humbert Cerieat, sire de Com-bremont, lequel dit : « Ay ^u grand plaisir quand ayesté armé cheualier par monseigneur de Bourgongne,