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Tome premier.
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DES TEMPS PASSÉS.

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se retournant la noble dame aduisa derrière elle sonpage René de Rouerea 4 \ dont le pere auoit esté occisen la defense de la tour de Treyme, contre les gensde Rerne et de Fribourg, pour le service de monsei-gneur de Gruyères, et lui dit : « Beau petit page monfilleul, quand uisitai uotre mere à son lict de mort,tant estoit inquiette sur uous , crainte que mal neuous aduint, que me dit : Uous requiers de par nostredame, de soigner ce mien fils, uotre filleul , qui n’aplus de pere et bientost plus de mere.... et lui re-pondis-ie adoneques : Ecoutez, chiere et affligée dameet cousine , ce qu’ay promis en portant au sainctbaptesme ce fils uostre, qu’est le mien à cette heure ;aussi ueux-ie le tenir fidellement. Aura tousiours detous mes morcels , et tant que Dieu me donnera dequoi, oneques iamais rien ne lui fauldra. Gentil pagemon amy, uoicy donc une bouehee de cette miennepart qu’aurons ainsi par ensemble. » Adonequestout soudainement le petit damoisel mit un genouil enterre, et baisa la blanche main qui luy tendoit le mor-cel, en disant : « Noble dame et honorée marreine,quand mon pere et ma mere s’en allant de uie àtrespassement, me laissèrent seulet et orphelin , etque uintes me quérir et me fistes porter uos belleslivrées, ay eu grand plaisir.... mais pas si grandqu’en ay à cestuy pain et fromage de uous receu-oir... » et se print à plorer comme un enfant qu’ilestoit.

Adoneques le uieil chapelain Ioseph du Russel dit :« Mes chiers seigneurs ! Dieu et nostre dame guerdon-