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POESIES.
Patrie ! ô mère inconsolableDu sort affreux de tes enfants !
Toi qui d’une ligue exécrable
Crus qu’ils reviendraient triomphants!
Chéris-en du moins la mémoire ;
Elle doit suffire à ta gloire,
Comme elle suffit à la leur...
La postérité qui s’avance,
Rendra justice à leur vaillanceEt partagera ta douleur.
Et vous, Suisses, leurs frères d’armes,Ne pleurez plus sur ces héros!
Ils n’ont pas besoin de vos larmesAu sein de l’éternel repos...
Non : mais d’une vertu si belleIls espèrent que le modèleRestera toujours sous vos yeux,
Et qu’animés par leur exemple,
A l’univers qui vous contempleVous vous montrerez dignes d’eux.
ODE*
LE DÉVOUEMENT D*ARNOLD DE W1NKELRIED.
Ici, sur ces bords que BelloneA consacrés par tant d’exploits,La liberté qui nous couronneA jadis maintenu ses droits;
Ici sous la lance ennemie,
A ruisselé pour la patrieLe sang du premier des héros :Jamais sur sa harpe sublimeDe Fingal le fils magnanimeN’a chanté de pareils travaux.
Il chantait cependant la gloireDe ses ancêtres belliqueux ;