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Tome premier.
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283
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POÉSIES.

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Sans lui, sans son grand sacrifice ,Le sort par un fatal capriceSe déclarait pour les tyrans...

Sans lui, la liberté céleste

N’eût point de son chapeau modeste

Paré le front de nos enfants.

Qu’apprécié par nos hommagesSon souvenir soit consacré !

Qu’il vive et que dans tous les âgesArnold soit un nom révéré !

Orné de palmes triomphalesQu’il soit marqué dans nos annalesDu sceau de l’immortalité,

Et que nos mains reconnaissantesPlacent ses images touchantesSur l’autel de la liberté!

P. B.

I,.% MORT DE EOl’TAÜ.l.

CHANT I)E GUERRE DES GRISONS.

Héros ! reçois mes vœux; et toi, noble patrie,Par ta reconnaissance honore ton vengeur :Regarde , c’est pour toi qu’il va perdre la vie ,Dans les champs de l’honneur.

Sourd au cri de la mort qui plane sur sa tèteJamais d’aucun péril son cœur ne frissonna ;Tel un roc immobile au fort de la tempête,

Tel était Fonlana.

Mais de la liberté le génie indomptableLe prend pour sa victime et le mène à l’autel ;Le héros au milieu du nombre qui l’accableReçoit le coup mortel.

Appuyé d’une main sur la lance massiveEt de son sang, de l’autre, arrêtant le torrent,Un moment il retient son àme fugitive,

Et crie en expirant :

i.

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